World of Goo / LinuxWorld of Goo est disponible pour GNU/Linux depuis quelques jours. J’avais joué à la version démo Windows sous Wine, puis participé au beta-test de la version Linux. C’est un petit mélange de Lemmings et de puzzle, qui a eu de nombreuses éloges dans la presse spécialisée.

À découvrir d’urgence pour ceux qui ne le connaissent pas : la démo est gratuite, le jeu ne coûte que 20$ et il est garanti 100% sans DRM !

Je suis tout sauf un gamer, loin de moi l’idée de faire la pub pour ce jeu — son éditeur, 2D Boy, n’a pas besoin de mon aide tant son jeu a fait parler de lui. Ce qui m’intéresse plus particulièrement, ce sont ces deux chiffres :

Et 2DBoy de conclure :

There is a market for Linux games after all :)

Quel rapport avec le logiciel libre ? Je fais peut-être un raccourci éhonté, mais j’y vois là la preuve que les utilisateurs Linux sont à la fois plus respectueux des licences et plus intéressés par des jeux novateurs. Donc oui, je crois effectivement que les éditeurs auraient intérêt à faire des versions Linux natives de leurs jeux : il y a bien plus à gagner que le seul pourcentage d’utilisateurs Linux.

Quant aux pirates, à qui j’adresse tout mon mépris : je crois que World of Goo prouve malheureusement que les arguments archi-classiques du type « c’est parce que c’est trop cher » ou « c’est à cause des DRMs » ne tiennent pas. On peut raisonnablement craindre qu’une offre légale, sans DRM, diversifiée et abordable de contenu culturel se heurterait au même problème : du pain béni pour les sous-doués de la politique qui nous peaufinent un bon vieux filtrage du net.

Je suis probablement un peu vieux jeu, mais je crois que les associations libristes gagneraient en crédibilité vis-à-vis des politiques si elles faisaient *aussi* passer le message que le piratage, c’est du vol.